Chute de la Lofoï

 

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Actualités

ECONOMIE
Budget 2009 : la contraction économique au Katanga au coeur des débats

La récession, qui s’annonce avec acuité au Katanga, risque de causer un ralentissement de l’activité économique en RDC. Plutôt que de se laisser emporter par des chiffres qui ne cadrent pas avec l’évolution sur le terrain, les députés devront ramener le gouvernement sur terre. Les prévisions de 4,97 milliards de dollars américains sont loin de traduire la réalité de la santé financière de la RDC.

Réaliste, le gouvernement aurait bien fait de reconduire le budget 2008 voire réviser à la baisse les prévisions afin de se mettre à la même hauteur que les attentes.

Sans tenir compte de la détresse économique qui sévit dans le secteur minier, le relèvement des prévisions ne serait alors qu’un épouvantail incapable de satisfaire les besoins les plus élémentaires du fonctionnement de l’Etat. Minimiser l’impact de la crise financière sur les opérations minières au Katanga, c’est faire preuve de cécité dans les affaires.

Les faits économiques étant têtus, lors de l’exécution du budget, le gouvernement court le risque de se retrouver en difficulté dans la mesure où il n’est pas certain de satisfaire les exigences sociales des couches les plus défavorisées.

De la même manière que les ambitions d’une croissance à deux chiffres ont été revues à la baisse, de la même manière il était plus sage, pour le gouvernement, de ne point augmenter les prévisions des recettes de l’exercice 2009.

La prudence comptable

Le tout nouveau ministre du budget a précisé, sans autres détails, que 70% de ces 4,97 milliards de dollars américains proviendraient des ressources internes ! Le taux de croissance est arrêté à 9% au lieu de 11,9% préalablement projeté. Nombre d’observateurs et spécialistes en matière économique ne s’expliquent nullement cet «optimisme débordant» du gouvernement. L’Exécutif national compte, à titre d’illustration, sur le versement par les opérateurs chinois de 700 millions de dollars américains en plus de 250 autres millions qui auraient dû être versés en 2008 comme « pas-de-porte ». C’est ici que des analystes économiques s’inquiètent de la prise en compte de ces recettes qui ne sont pas certaines.

La prudence comptable aurait guidé l’Exécutif à éviter de comptabiliser les fonds attendus des Chinois. Jusque-là, le Fonds monétaire international ne s’est jamais offusqué d’émettre publiquement des réserves sur les contrats passés avec les opérateurs économiques chinois. Ce faisant, il est peu probable que ces derniers mettent la main à la poche pour verser au Trésor public le «pas-de-porte» et autres avantages liés auxdits contrats.

Par ailleurs, le secteur pétrolier qui devrait apporter près d’un milliard de dollars américains pourrait également pointer absent. Et pour cause ? Les prix du baril sur les marchés mondiaux ont enregistré une baisse drastique. Le baril est passé du pic de 150 Usd à 50 Usd. Dans ces conditions, peut-on s’attendre à mieux pour le budget ?

La contraction au Katanga

La crise économique qui frappe le monde des affaires occidental aura absolument une incidence sur la RDC, dont l’économie est, non seulement extravertie, mais aussi tributaire des ventes de matières premières. Les turbulences qui surviennent actuellement ne peuvent épargner la RDC.

Les députés, qui vont examiner aujourd’hui mardi ce budget, ne manqueront pas d’épingler ces fausses notes afin de doter le pays d’un budget réaliste. Un budget virtuel avec des chiffres à faire rêver doit être banni dans l’intérêt de tout le monde. La vérité des chiffres est préférable à tout maquillage.

L’activité est à la limite de la récession. Il se constate une diminution de l’activité. Anvil Mining a déjà licencié 608 travailleurs des fermes Kinsevere et Kolwezi. Les employés sud-africains ont été rapatriés. Quant à MCK, il a fermé ses fours de Kolwezi et de Lubumbashi. Ses activités en faveur d’Anvil Mining à Kinsevere sont arrêtées. Camec cesse également d’opérer dans le Katanga, tout comme Boss Mining a arrêté l’exploitation minière. Cette firme s’active présentement à épuiser son stock.

Pour CMSK (Forrest), la fermeture serait projetée pour le 1er janvier au plus tard. Pour ce qui est de EGMF, 250 employés ont déjà été licenciés à Lubumbashi. En attendant l’évolution de la conjoncture, les deux gros chantiers prévus au Katanga pour 2009, à savoir le concentrateur de Kinsenda et le fluo-solide de Luilu, étant annulés, des interrogations sur l’avenir d’autres activités éclatent.

Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA

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DEVELOPPEMENT
Kalemie : plus de 200 000 USD pour l�amélioration de l�accès à l�eau potable

Ces fonds sont alloués à la Fondation Veolia Water Force par la France, pour l�amélioration des conditions d�accès à l�eau dans cette ville. Un contrat a été signé mercredi à Kinshasa. C�est dans le cadre de la lutte contre le choléra dans la sous - région Sud-Est de la RDC, particulièrement exposée à cette infection, rapporte radiookapi.net

Centre de captage de regiseso à Kalemie

Ce projet réhabilite notamment le réseau de distribution de la Régideso-Kalémie et prévoit une formation de son personnel. Toutefois, Pierre Jacquemot, ambassadeur de la France en RDC, indique qu�il existe d�autres programmes en exécution pour secourir les victimes des conflits armés dans le Nord-Kivu : « On a d�autres actions humanitaires d�urgence qui sont mis en place. C�est un projet qui s�inscrit un peu plus dans la durée. Mais de toute manière, comme tout est lié, la crise qui sévit actuellement au Nord-Kivu tout particulièrement, peut se déployer sur des régions plus au sud, parce que les populations cherchent du secours se déplacent, d�une part, et d�autre part, on se refuse à retirer ici pour mettre ailleurs. Tout est urgent. On ne va pas abandonner ce projet tout d�un coup pour se précipiter au Nord-Kivu. Le Nord-Kivu réclame aujourd�hui des interventions supplémentaires à celles qu�on met en place. Quand je dis nous, je parle au nom de l�Union européenne. Vous savez que la France assure la présidence de l�Union européenne. Donc, on essaie de mobiliser l�ensemble des acteurs. »

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DEVELOPPEMENT
Kongolo : la production de maïs diminue sensiblement

Le service de l�Agriculture du territoire de Kongolo, au Nord-Katanga, s�inquiète de la baisse de la production agricole ces dernières années. C�est le cas notamment du maïs. En 2007, la production de cette denrée était estimée à 190 tonnes, soit le 1/3 de la quantité de maïs produite en 2006. Le prix du mais a presque triplé sur le marché local. Cette situation pourrait affecter les principaux débouchés de la production agricole de Kongolo : les villes de Kalemie et Lubumbashi notamment, et même certaines villes du Kasaï, indique radiookapi.net

Cité de Kongolo

De 500 tonnes en 2006, la production de maïs est passée à 190 tonnes en 2007, d�après les statistiques du service de l�Agriculture. Du coup le bassin de maïs se vend aujourd�hui à 6500 francs congolais. L�année dernière, à la même période, le bassin revenait à 2500 francs. Le service de l�Agriculture se dit pessimiste même pour la saison culturale en cours.

Ramazani Kyanga, inspecteur de l�Agriculture, Pêche et Elevage: « Il y a eu d�abord des inondations qui ont endommagé beaucoup de champs,il y a aussi un grand nombre de jeunes gens qui se sont déversés vers les carrières,il y a aussi le manque de semences. Certains cultivateurs ont fait des grands champs, plusieurs hectares, mais ils manquent des semences. Sur l�ensemble du territoire, 1 0 chefferies et une cité, il ne nous reste que 7 moniteurs agricoles très âgés. »

Le pessimisme est entrain de gagner aussi le reste des jeunes paysans encore fidèles à la terre, à cause du mauvais état des routes. Compte tenu de toutes ces difficultés, le territoire de Kongolo risque de perdre sa position de grenier du Katanga et même du Kasaï. Le territoire est réputé pour sa production de maïs, d�huile de palme, de riz, de bananes et d�ananas.

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ECONOMIE

La baisse de 50% du prix du cuivre au centre d'une réunion à Lumbumbashi

La baisse du prix du cuivre métal de l'ordre de 50 % sur le marché international, passant de 8.770 dollars la tonne à 4.350 dollars depuis le début de cette semaine, était au centre d'une réunion vendredi entre Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga (sud-est) et les responsables des sociétés minières.

Cette rencontre avait pour objectif d'envisager des mesures préventives à prendre en vue d'amortir les effets consécutifs à la baisse du prix du métal rouge sur le marché international. Selon les spécialistes de l'exploitation minière, la baisse du prix du cuivre sur le marché international est une des conséquences immédiates de la crise financière internationale.

Les responsables des entreprises minières présents dans la salle ont proposé la réduction des effectifs de leurs personnels pour faire face aux effets de cette situation étant donné que le prix du cuivre, leur produit de base, poursuit une tendance à la baisse.

Pour sa part, le gouverneur du Katanga a envisagé un certain nombre des mesures à prendre en rapport avec cette situation. Il a demandé aux services de l'Etat d'alléger la procédure en matière d'exportation de produits miniers et de réduire aussi la charge fiscale des opérateurs miniers pour leur permettre de minimiser le coût à l'exportation.

Moïse Katumbi Chapwea rappelé la décision du gouvernement provincial du Katanga de rendre obligatoire la culture d'un champ de maïs par chaque entreprise minière.

Les mines étant une ressource non renouvelable, a-t-il souligné, l'agriculture doit être privilégiée pour garantir la sécurité alimentaire de la population.

Pour sa part, M. Barthelemy Mumba Gama, ministre provincial des Mines et des Affaires foncières, a déploré le fait que les prix des produits de consommation qui ont connu une majoration liée à l'influence de l'exploitation minière, soient maintenus à leur niveau malgré la baisse du prix du cuivre sur le marché international.

Lubumbashi, 3/11/2008 (APA, via mediacongo.net)


SANTE
Lubumbashi : sortir de l'hôpital avec des maladies en plus

A Lubumbashi, des patients qui vont se faire soigner dans certains hôpitaux en ressortent parfois plus malades qu'à leur arrivée. La négligence, ainsi que le manque d'hygiène et d'équipements adéquats en serait la cause principale.

"C'est vraiment déplorable", s'exclame consterné, un médecin d'un hôpital de référence à Lubumbashi, dans le Katanga (sud-est de la RD Congo) au sujet des infections nosocomiales (infections contractées dans un hôpital). En deux mois, ce médecin généraliste qui a préféré garder l'anonymat, dit s'être retrouvé, à plusieurs reprises, devant des "infections récurrentes", en soignant des malades dans son hôpital insalubre. "Les femmes souffrent souvent d'infections urinaires après l'utilisation de nos toilettes. Des malades contractent la tuberculose, la fièvre typhoïde ou la diarrhée à cause du manque d'hygiène", explique le docteur. Ce centre hospitalier public est depuis une dizaine d'années dans un état précaire : pas d'eau courante ni de toilettes convenables. Les patients sont ainsi exposés à de nombreuses infections. "Nos proches vont puiser l'eau en dehors de l'hôpital. Pour nos besoins physiologiques, nous utilisons des pots en plastique et jetons la saleté dans ces toilettes impropres. Nous n'avons pas le choix", regrette Pascaline, une patiente.

Contaminé par négligence

Dans le centre-ville, l'hôpital général Sendwe, comme la plupart des hôpitaux publics, n'est, lui non plus, pas bien loti. T., un malade, ne cache pas sa colère, lorsqu'il raconte sa mésaventure. "J'ai eu un accident de voiture. On m'a admis dans cet hôpital où j'ai été transfusé, car j'avais perdu beaucoup de sang. J'ai été étonné, lorsqu'un mois après, le médecin m'a dit que j'avais la tuberculose". Ce patient est persuadé l'avoir attrapée lors de sa transfusion à l'hôpital alors que la tuberculose est transmise par voie respiratoire au contact avec des malades non traités. La malaria est aussi une des maladies qui s'attrapent facilement dans de nombreux hôpitaux dépourvus de moyens. Très souvent, seuls les lits des maternités sont équipés de moustiquaires imprégnées. "Nous étions ici pour la fièvre typhoïde, maintenant c'est pour soigner la malaria.", se lamente une mère au chevet de sa fille admise aux soins à l'hôpital Akika, à la Rwashi, une commune est de Lubumbashi. Même si l'origine de la maladie n'est pas établie, cette maman ne décolère pas : "Je suis sûre qu'elle a attrapé la malaria ici! Regardez, nous dormons sans protection. Nous sommes venus ici faute de mieux", explique-t-elle, résignée. Le gestionnaire de cet hôpital, Maurice Kabulo, dit toutefois faire de son mieux, mais il ne peut pas satisfaire tout le monde. "Il y a quelques moustiquaires, mais elles sont réservées aux salles de la maternité et de la chirurgie".

Observer les règles d'hygiène

Pour diminuer le nombre d'infections et de maladies contractées dans les hôpitaux, le docteur Henry Tshimbamb, médecin au centre de santé Saint Luc de Lubumbashi, conseille aux malades de respecter des règles d'hygiène de base. "Ils doivent bien se laver les mains avant de manger et en sortant des toilettes, garder propres les lieux d'aisance, toujours mettre la main devant la bouche lorsqu'ils éternuent ou toussent, etc."

Beaucoup pensent que la solution durable à ce problème serait d'augmenter les moyens mis à la disposition des centres sanitaires. "60 % des revenus des hôpitaux publics sont destinés au personnel, 30 % à l'État et 10 % seulement au fonctionnement de ces établissements, s'inquiète le gestionnaire d'un hôpital public à Lubumbashi. Cette répartition inéquitable ne nous permet pas de dégager les fonds nécessaires pour maintenir une bonne hygiène et équiper les hôpitaux." Si cela est vrai, des voix s'élèvent cependant pour dire que le manque de moyens ne doit pas tout justifier. "Il y a surtout de la négligence chez certains gestionnaires. L'Inspection de la santé doit les sanctionner et les remplacer", préconise Chambele Raymond, chargé de la promotion des soins de santé à l'inspection du travail.

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ECONOMIE
Le budget 2009 du Katanga évalué à 197.687.608.936,24 FC (359 millions de dollars)

L'Assemblée provinciale du Katanga a adopté le week-end le projet d'édit portant budget de la province pour l'exercice 2009, qui s'élève à 197.687.608.936,24 FC (359 millions de dollars américains) en équilibre. Le budget de la province était adopté par 86 voix sur 90 députés présents dans la salle en présence des membres du gouvernement provincial conduits par le vice-gouverneur de province, Guilbert Paul Yav Tshibal, représentant le gouverneur de province empêché. Le projet de budget pour l'exercice 2009 présente une forte croissance par rapport à celui de 2008, qui était de l'ordre de 102.000.000.000 FC et pourra ainsi répondre valablement aux desiderata des habitants du Katanga, estime-t-on au siège de l'Assemblée provinciale. Le président de l'Assemblée provinciale a remercié la commission économico-financière (ECOFIN) et surtout le gouvernement provincial pour le travail abattu, avant de saluer la bonne collaboration qui existe entre l'exécutif et le l'Assemblée provinciale du Katanga. Il a, par ailleurs, appelé à la mobilisation générale des députés et de leurs bases respectives contre la situation d'insécurité créée délibérément par Laurent Nkundabatware et sa milice dans l'Est du pays.

Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur du Katanga, avait présenté à l'Assemblée provinciale le projet d'édit portant budget de la province pour l'exercice 2009, précisant que le budget, une fois adopté, permettra au gouvernement provincial de poursuivre le programme triennal de développement. Les domaines clés concernés par ce programme sont notamment la sécurité des personnes et de leurs biens, les infrastructures, la santé, l'éducation, l'eau, l'électricité et l'agriculture, a-t-il précisé, avant de solliciter le concours des élus du peuple et de toute la population pour la maximisation des recettes.

L'autorité provinciale avait saisi l'occasion pour faire l'évaluation du niveau d'exécution du budget 2008, en cours, en rappelant les actions déjà réalisées dans différents secteurs. Par la suite, l'autorité provinciale et son gouvernement ont répondu à certaines préoccupations des députés.

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SOCIETE
Katanga: 600 cas de violences sexuelles enregistrés depuis janvier 2008

La coordinatrice provinciale (du Katanga) de la Synergie de lutte contre les violences sexuelles dénonce la lenteur judiciaire dans le traitement des dossiers liés à ce fléau. Selon cette organisation, au moins 600 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans la province depuis le début de l'année en cours, rapporte radiookapi.net

Madame Kabera Bora accuse certains magistrats de ne pas faire diligence et même de complaisance. « Au niveau du parquet, si le dossier tombe entre les mains du magistrat qui n'est pas concerné, celui-ci fait traîner les choses et s'arrange pour que les traces du dossier disparaissent », affirme-t-elle.

De son côté, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lubumbashi, Dieudonné Kanyama, déclare être du combat de la Synergie de lutte contre les violences sexuelles. « Je m'engage également à réprimer ce genre d'infraction. Vous savez que le procureur est déterminé et marche avec cette Synergie là pour que, finalement, on puisse réprimer les violences sexuelles. Soyez rassurés de mon engagement du fait que nous allons tout faire pour que les dossiers ne traînent pas, le temps de réunir des preuves, et le temps de fixer le dossier devant le tribunal. » Toutefois, le procureur de la République Dieudonné Kanyama insiste sur la vulgarisation de la loi sur les violences sexuelles auprès des populations et des magistrats, de manière que les victimes de ce fléau comprennent que c�est pour leur protection.

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POLITIQUE
Le Président Joseph Kabila Kabange s�enquiert de l�évolution des travaux de construction de l�usine « Tenke-Fungurume Mining » au Katanga

Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, s�est enquis de l�évolution de la construction de l�usine « Tenke-Fungurume Mining » destinée à exploiter du cuire et du cobalt au Katanga, lors d�un entretien samedi, à Kinshasa, avec M. Richard Adkerson, président du consortium FREEPORT-MC Morgan Company basée aux Etats-Unis d�Amérique et dont « Tenke-Fungurume Mining » constitue une filière.

M. Richard Adkerson a fait savoir que cette usine, qui est en train d�être montée en partenariat avec le gouvernement de la République Démocratique du Congo, dispose d�un fonds d�investissement de deux milliards de dollars américains dont 800 millions de dollars américains sont déjà affectés aux travaux de construction. Il a, par ailleurs, indiqué que � Tenke-Fungurume Mining � sera opérationnelle en 2009 et emploiera quelque six mille personnes qui seront issues, selon lui de toutes les provinces du pays. � Tenke-Fungurume Mining � a recouru la technologie de pointe pour faire de cette usine un projet de première classe en RDC, a-t-il conçu.

Tout pour un accueil délirant du chef de l�Etat au Kasaï Oriental

Les différentes forces vives du Kasaï Oriental se préparent à accueillir de manière particulière, le Chef de l�Etat, Joseph Kabila Kabange, lors de sa prochaine visite officielle, a-t­-on constaté dans les différents états majors. Les députés nationaux en vacances parlementaires au Kasaï Oriental, toutes tendances confondues, appellent leurs bases respectives à se préparer pour réserver un accueil délirant au Président de la République. Les élus du peuple soutiennent qu�à cette heure de la reconstruction nationale à travers les cinq chantiers de la République, les Est-Kasaïens devront s�unir pour soumettre au premier citoyen congolais des problèmes urgents auxquels ils sont confrontés. Parmi ces problèmes, les forces vives relèvent la crise d�eau, l�absence du courant électrique, la réhabilitation de la MIBA (Minière de Bakwanga) qui passe pour le poumon économique de la province.

L�insécurité, la crise alimentaire, la pauvreté, l�installation des entreprises et la construction des infrastructures et routes de desserte agricole constituent également quelques unes des grandes priorités à présenter au Chef de l�Etat. La mobilisation par rapport à cet événement se fait également sentir dans les milieux des femmes qui s�organisent en plate-formes pour une forte sensibilisation. Sur les chaînes de télévision et les stations de radio locales, des messages en forme de spot sont régulièrement diffusés pour montrer les efforts du Chef de l�Etat dans le programme de reconstruction nationale.

Le directeur de cabinet du Chef de l�Etat appelle la population Est-kasaïenne à réserver un accueil digne à Joseph Kabila

M. Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo, directeur de cabinet du Président de la République en séjour au Kasaï Oriental depuis le week-end dernier, appelle la population à réserver au premier citoyen congolais Joseph Kabila Kabange, un accueil digne et très chaleureux lors de sa prochaine visite dans cette partie du pays. M. Tshibanda a tenu ces propos lors des meetings populaires et séances de sensibilisation qu�il a présidé à Mbuji-Mayi et dans quelques territoires de la province.

Il a insisté sur les qualités de bâtisseurs et d�homme d�action du Président de la République, qui tient à faire exécuter les cinq chantiers à travers toute l�étendue de la RDC. Ces contacts avec les populations à la base qui permet également de recueillir les problèmes réels des Est-Kasaïens à présenter au Chef de l�Etat. Outre l�épineuse difficulté, d�approvisionnement en eau potable et en énergie électrique, la population paysanne réclame la mécanisation de l�agriculture et la réfection des routes de desserte agricole dans le cadre de la lutte contre l�insécurité alimentaire et la pauvreté.

(TH/PKF)
ACP

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SOCIETE
SNCC : arrêt de travail pour le retour de PatricK Claes

Les travailleurs de la Société Nationale des Chemin de Fer du Congo, SNCC, sont descendus jeudi dans les rues de Lubumbashi au Katanga. Ils revendiquaient le retour de Patrick Claes administrateur délégué général de cette société. Pour exprimer leur mécontentement ils ont décidé d�arrêter le travail jusqu�à avoir gain de cause.

Arrêt de travail également de plus de 400 cheminots depuis jeudi à la SNCC/ Kindu au Maniema. Ces cheminots s�insurgent également contre la démission de monsieur Claes. Ils voient ainsi s�envoler, tous les espoirs nés de la régularité des trains, et même de la paie des agents restés plusieurs années impayés pendant les quelques mois

Dans une interview à radiookapi.net, Eric Peiffer, patron du groupe Vecturis, a rassuré que sa maison continuera le processus de stabilisation de la SNCC. Et malgré l'intention de Patrick Claes de se retirer de la gestion quotidienne de cette entreprise. Vecturis a déjà proposé un nom pour remplacer Claes depuis mardi. Mais c'est maintenant le Comité de pilotage pour la reforme des entreprises publiques, Copirep, qui n'accepte pas le départ du patron de l'ex-Sizarail, Société inter-régionale zaïroise de rail.

Le Copirep demande à Patrick Claes de regagner son poste à la SNCC dans le meilleur délai en attendant les concertations. Des concertations approfondies entre Vecturis et le gouvernement auraient dû précéder ce retrait pour éviter les remous sociaux. Dans une lettre réponse au groupe belge, Ilunga Ilunkamba dit clairement qu'il ne marque pas son accord à ce départ. S'il ne s'agit-il pas d'une stratégie pour calmer les agents, la lettre est ferme et le départ de Claes pourrait entraîner une modification du contrat signé entre Vecturis et Copirep. Et lui, Ilunga Ilunkamba n'est pas prêt à l'accepter présentement.

Les problèmes personnels qui ont justifié la décision de Patrick Claes sont en clair des problèmes de santé. De Bruxelles jeudi, Eric Peiffer, patron de Vecturis l'a confirmé a radiookapi.net. Bien qu'en retrait, Patrick Claes compte se charger des relations avec les bailleurs et travailler pour l'amélioration du réseau SNCC avec l'extérieur.

Pour Vecturis, c'est mieux d'effectuer le changement en ce moment qu'en plein programme. Mais le débat ne devrait pas concerner un homme, c'est la vie de toute une entreprise qui compte. Sur ce point, le gouvernement et le groupe Vecturis sont d'accord.

La ministère de portefeuille appelle les agents SNCC au calme et à la discipline. Pour Jeanine Mabunda, ce n'est pas au moment où cette entreprise se relance qu'il faut décourager sa clientèle. « Il n'y a pas de justification à la panique » estime la ministre.

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POLITIQUE
Lubumbashi : l'AMP installe son comité provincial présidé par le PPRD

Installation officielle ce mardi à Lubumbashi du comité exécutif provincial de l'Alliance de la majorité présidentielle, AMP. La coordination provinciale est confiée à Zenga Kongolo du PPRD. Ce dernier a été patron de la Gecamines pendant deux ans. Le poste de secrétaire adjoint est assuré par Madame Mireille Masangu de l'Unafec et Urbain Kisula Ngoy des Maï-Maï et gouverneur du Katanga pendant la transition, est nommé trésorier. La manifestation a été présidée par le secrétaire exécutif national de l�AMP, Koyagialo Ngbase te Gerengbo, indique radiookapi.net

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SECURITE
Pweto : Mgr Fulgence Muteba plaide pour les droits des pygmées de Kaswete

Plus d�une centaine de pygmées du village Kaswete, groupement Mwenge dans le territoire de Pweto au Katanga, sont en errance dans la brousse suite aux exactions commises sur eux par le chef de ce groupement. Et cela, depuis près de dix jours. Déclaration faite mardi par Monseigneur Fulgence Muteba, évêque de Kilwa Kasenga à radiookapi.net

Pour ce prélat catholique, ce comportement vise la disparition de cette population, car ces exactions interviennent après celles commises sur la même population, il y a quelques temps, par de l�ancien seigneur de guerre Gédéon et ses acolytes.

Mgr Fulgence Muteba explique la tragédie de ces pygmées : : « Le chef du groupement Mwenge à exigé à un pygmée qui travaillait dans une société qui est en train de faire la prospection minière, il lui avait exigé de verser la moitié de son salaire. Quand ce pygmée a refusé de donner une partie de son argent au chef coutumier, celui-ci a ordonné qu�on puisse arracher aux pygmées tout ce qu�ils avaient. Et ces pygmées venaient de bénéficier d�une assistance humanitaire de la part de CRS, la Caritas américaine »

Toujours selon Mgr Fulgence Muteba, le deuxième incident, c�est le feu qui embrasé la brousse de Mwenge. Il a brûlé des champs et notamment un champ de chanvre. On a soupçonné les pygmées d�avoir provoqué cet incendie. C�est ainsi que tous les hommes pygmées ont été tabassés. Le chef coutumier Mwenge et ses roitelets ont donc décidé de déguerpir tous les pygmées de Kaswete. Ces derniers sont condamnés à l�errance, avec femmes et enfants, indique la même source. Mgr Muteba dénonce cette violation flagrante des droits de l�homme.

Pour sa part, l�administrateur du territoire de Pweto en séjour à Lubumbashi dit qu�il a aussi appris cette information à l'informel. Toutefois, il se réserve de la confirmer ou de l'infirmer. Il s�apprête à se rendre au village Kaswete pour s�enquérir de la situation.

Un atelier de sensibilisation des pygmées à Mambasa « Comment approcher le peuple pygmées afin de les intégrer dans la dynamique de développement », c�est le thème d�un atelier de sensibilisation qui s'est clôturé ce mardi à Mambasa, territoire situé à plus de 135 Km au sud Ouest de Bunia. Selon le responsable du Centre d�information et de documentation des pygmées, CIDOPI, une ONG locale, cet atelier vise l'implication des pygmées qui souvent marginalisés par les autres communautés dans le processus de développement de cette entité. 15 personnes parmi lesquelles les responsables des écoles primaires, des ONG locales ont pris part à cet atelier

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SANTE
Haut Lomami: le centre de santé de Kasese se meurt

Cette structure médicale accueille essentiellement les agents du centre pilote. Mais les habitants de la cité et des villages voisions y sont également soignés. Depuis quelque temps cependant, le centre de santé de Kakese est confronté à des difficultés d�ordre matériel et logistique qui l�empêchent de fonctionner normalement. Au laboratoire, le microscope utilisé est dépourvu du miroir. Selon le laborantin, ils utilisent un miroir de la maison pour faire le travail et six autres microscopes du centre sont en panne, dit-il. « Nous utilisons ce miroir faute de mieux, pour aider la population », indique-t-il. Dans la salle d�opération, pas de matériels non plus. Pourtant les interventions y ont lieu. On pourrait dire que le médecin fait de la magie pour sauver des vies humaines. « Nous avons des bocaux comme des aspirateurs, mais qui manquent des moteurs. Si nous avons la paratomie ici, on se bat avec des compresses, pendant même deux heures, pour vider l�abdomen », affirme à son tour un médecin. D�après la source, ce sont des lampes torches ou des bougies qui servent de source d�éclairage. « La dernière fois, nous avons fait une césarienne avec des bougies », ajoute le même médecin. Dans la pharmacie, seules quelques boîtes à moitié vides sont visibles sur les étagères.

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JUSTICE
Lubumbashi : lutte contre la corruption au sein de la magistrature

Une cinquantaine de magistrats venus de Lubumbashi, Kipushi et Likasi ont pris part, mardi dans la capitale du cuivre, à une assemblée générale extraordinaire. Le but de la rencontre était d�armer les magistrats d�une bonne morale face à leur indépendance vis-à-vis des autres pouvoirs. L�un des fléaux à combattre au sein de la magistrature est justement la corruption, a indiqué le président du Syndicat national des magistrats du Congo, rapporte radiookapi.net

« La corruption fait partie des fléaux de notre temps. Nous devons, à tout moment, insister pour que le magistrat ait la pratique des vertus. Et qui pratique la vertu, conduit sur une voie, celle du combat de la corruption, celle du service dévoué, de l�intérêt général », a plaidé le magistrat Sambay Mutenda Lukusa. Et de poursuivre : « Voilà pourquoi nous insistons. Parce que celui qui s�appesantit sur la corruption oublie nécessairement l�intérêt général. Il devient égocentriste, cela n�est pas pour servir le peuple que nous devons tous servir. Il est de notre devoir que nous puissions anticiper, avant même que la loi soit appliquée, que nous puissions attirer l�attention des magistrats sur cet aspect de choses. Parce qu�aujourd�hui, ils n�auront plus d�excuses. Aujourd�hui, tous les magistrats seront mis en vedette, on est prêt à leur dire : messieurs, hier vous aviez réclamé ceci, vous avez tempêté� Aujourd�hui on vous tient à l��il. »

Par ailleurs, le président du Synamac (Syndicat national des magistrats du Congo) a profité de l�occasion pour sensibiliser ses collègues sur le contenu de la loi portant sur le Conseil supérieur de la magistrature.

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POLITIQUE
Lubumbashi: 46 maisons de commerce fermées pour cause d'insalubrité

La décision a été prise par le bourgmestre de la commune de Lubumbashi. Jean Oscar Sanguza précise que ces 46 magasins et alimentations ne rouvriront qu'après avoir rempli un certain nombre des conditions, notamment le nettoyage de leurs alentours et, éventuellement, le paiement d'amandes transactionnelles, rapporte radiookapi.net

Jean Oscar Sangouza explique les motifs de cette mesure : « Si nous sommes arrivés à fermer ces magasins, c'est pour faire appliquer maintenant la loi. Après tant de sensibilisation, par des notes circulaires, par la voie des médias, par moi-même, magasins [par magasins], portes à portes. Mais on a constaté que ces gens ne s'exécutent pas. D'où vous voyez que même devant la porte du magasin, il y a même les marchands pirates qui sont là. Ce sont des bâtiments où même les toilettes n'existent pas. Mais comment ces gens là vivent-ils ? Il y a de endroits où on prend toute la crasse devant pour l'entasser derrière. Nous sommes entrain de prévenir les maladies qui peuvent venir avec la prochaine saison de pluie. Je ne coirs pas [aux conséquences économiques]. Voyez vous-même : depuis hier, tout le monde vaque à ces occupations. Ceux qu'on a fermés sont là. Ils peuvent vous dire n'importe quoi parce qu'ils sont fermés. Mais nous, nous sommes fermes. »

Ce jeudi matin, une dizaine de propriétaires des magasins scellés se sont présentés au bureau de la commune pour réclamer la réouverture de leurs maisons de commerce. Car, d'après eux, à travers la décision du bourgmestre, ils enregistrent un manque à gagner.

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POLITIQUE
Sécession au Katanga: fausse accusation

Ne sachant sur quelle tribune balancer leur boutade enflammée, des esprits tordus se sont rabattus sur la presse comme terrain de prédilection à leurs affabulations. C'est le cas de la pseudo-sécession katangaise imputée au gouverneur Moïse Katumbi Chapwe. Pour tous les observateurs qui ont suivi de près l'évolution de la situation politique en RDC, il s'agit tout simplement d'une masturbation intellectuelle. Incompatible avec le contexte politique actuel.

L'expérience renseigne que réussir en politique ne met pas la crête émergente à l'abri de ses adversaires. Surtout dans le contexte complexe politique qui est celui de la RDC. Or, les balbutiements des années de l'indépendance ont conduit à des sécessions demeurées à ce jour mémorables. Il s'en est suivi des coups de force tout aussi célèbres.

Cette marche en dents de scie, somme toute pénible, de la vie politique en RDC a été tellement préoccupante que la communauté internationale a décidé de venir au chevet du malade grabataire. D'autant que les dernières guerres d'agression-rébellion (96, 98) dont les effets tardent à disparaître complètement, ont été meurtrières, occasionnant par le fait même le pillage systématique des ressources naturelles du pays.

Tout le monde s'était accordé sur la démocratisation de la RDC afin de la sortir du bourbier dans lequel elle s'était enfermée depuis des décennies. Réunis en Dialogue intercongolais en Afrique du Sud, les politiciens avaient pris l'engagement de ne plus recourir à la force pour conquérir le pouvoir ou le conserver. Plusieurs résolutions ont été prises, notamment l'indivisibilité de la RDC, laquelle devrait passer par la réunification du pays et la réconciliation nationale.

La hache de guerre a été enterrée. Les fronts se sont apaisés, à l'exception de quelques poches de résistance inhérentes à tout processus de pacification. En 2004, toutes les parties bélligérantes se sont retrouvées à Kinshasa, la capitale, dans le cadre de la gestion consensuelle d'une transition politique visant la rebaptisation du Congo. Le pays s'était engagé dans un processus irréversible qui rassurait sur son aspiration à devenir une démocratie.

Quatre ans plus tard, en 2006, les premières élections voulues démocratiques, libres et transparentes, ont été organisées au niveau national et provincial avec l'appui de la communauté internationale. A la fin de ces scrutins historiques, le pays s'est doté d'institutions démocratiques animées par des dirigeants légitimes. Ceux-ci ont été élus au suffrage universel direct ou indirect.

Le Katanga, à l'instar d'autres provinces de la RDC, est dirigé par des autorités élues. Bien plus, les Katangais n'ont jamais remis en cause l'élection de leurs dirigeants actuels. Ils ont voté massivement le chef de l'Etat et ont adhéré à ces cinq chantiers prioritaires.

Joseph Kabila, tout le monde le sait, a été parmi les défenseurs attitrés du processus démocratique qui a débouché sur cette première législature après des décennies de dictature et de flottements. Il s'est battu pour que le phénomène Maï-Maï disparaisse dans cette partie de la République. Les Cinja-Cinja, pour ne citer que ceux-là, ont été mis hors d'état de nuire.

Elu gouverneur du Katanga sur la liste du PPRD, parti majoritaire dans l'AMP, Moïse Katumbi Chapwe, ne peut pas mener une politique contraire à la ligne tracée par son leader et initiateur du PPRD. Des allusions faites aux activités politiques de son frère aîné riment avec de la bassesse. Rebelle, il ne l'a jamais été. Maï-Maï non plus. Sa popularité au Katanga tient à cette virginité politique dont les premiers pas ont été réalisés au sein du PPRD.

Son passé est très connu. C'est un grand sportif, il dirige le célèbre T.P. Mazembe, dont il a fait le premier club professionnel de football en RDC. Homme d'affaires prospère, ses entreprises ont pignon sur rue au Katanga. Et, il n'est pas égoïste. Ce qui justifie ses libéralités et autres actions sociales posées avec abnégation. Aussi les démunis et les nécessiteux se retrouvent-ils en lui.

Ses premiers 18 mois à la tête du Katanga sont une réussite. Depuis cela constitue une référence indubitable. Au plan provincial, national et international. Il faut dire que ce sont ses qualités managériales qui lui permettent aujourd'hui de réussir là où beaucoup ont échoué avant lui. Il a su redonner de l'espoir aux Katangais en gérant la difficile province du Katanga dont le passé politique ne peut pas être revendiqué par ses pourfendeurs actuels.

La réussite en politique, renseigne l'expérience, ne peut plaire aux adversaires. Et Moïse Katumbi n'a pas échappé à cette tare qui ne quitte pas les politiciens congolais. A court d'arguments et ne pouvant soutenir un débat en bonne et due forme sur leurs réalisations au profit du peuple katangais, les adversaires de Moïse Katumbi se sont mis en branle, faisant feu de tout bois. Un seule objectif les hante : couler à tout prix cette crête émergente dont les �uvres brillent à la manière d'une étoile.

Les arguments utilisés pour ternir politiquement le gouverneur élu du Katanga n'honorent pas leurs auteurs. Ecoeuré, un lecteur de la presse kinoise a indiqué : " Dites à Moïse Katumbi de garder de la hauteur, les arguments avancés par ses adversaires politiques ne dépassent pas le nombril de leurs auteurs ". Il est vrai que les attaques personnelles, telles celles contenues dans des colonnes de certains titres paraissant à Kinshasa sont l'arme du faible. La démocratie exige d'élever le débat, de concevoir un plan d'action, de le défendre et de le mettre en �uvre.

Faire sécession au Katanga , il faut avoir de bonnes raisons. A l'abri du besoin, gouverneur élu et membre d'un parti au pouvoir, qu'est-ce que Moïse Katumbi gagnerait dans une rébellion qui entre en contradiction avec les idéaux de son parti ? C'est tout simplement une affabulation sinon une masturbation spirituelle digne des illuminés.

Par Willy Kabwe
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POLITIQUE
Lubumbashi : le contrôle du flux migratoire des personnes se fera...

Quelle que soit l'annulation, par le ministre de l'Intérieur du gouvernement central, de deux arrêtés du maire de Lubumbashi, le flux migratoire des populations se fera dans cette juridiction, a déclaré vendredi dans cette ville, le ministre provincial du Katanga en charge de l'intérieur et affaires coutumières, Jean-Marie Dikanga Kazadi. Ce contrôle a pour finalité de faire face à la recrudescence de la criminalité dans la ville cuprifère et au taux élevé du chômage, s'est-il justifié. Le ministre provincial du Katanga estime que la mesure n'a rien à voir avec le visa dont parlent << certains détracteurs>>. Il a précisé que les chefs de quartiers et de cellules seront associés à ce contrôle, rapporte radiookapi.net

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POLITIQUE
Découpage territorial : le Tanganyika attend attend avec impatience son statut de province

Le Tanganyika se dit être prêt d�accueillir son nouveau statut de province. Pour le président de la société civile de cette entité, Ghislain Kabamba, la population de la place est même pressée de voir l�effectivité du nouveau statut pour mieux se prendre en charge, rapporte radiookapi.net

Nous sommes pressés d�avoir enfin, une province à nous », a déclaré le président de la société civile du Tanganyika, soulignant que sa juridiction n�a pas profité de la province du Katanga actuel. « Nous sortons d�une guerre, il y a eu beaucoup de destructions. Mais, personne jusqu�aujourd�hui, n�a songé à réparer ces destructions », a-t-il soutenu. Pour la même société civile, le Tanganyika est viable pour devenir une province. Il suffira, pare exemple, de canaliser les recettes issues de l�exploitation du coltan actuellement exporté sans taxes, selon lui, pour donner à la future province les moyens de sa politique, a expliqué Ghislain Kabamba. Concernant les infrastructures d�accueil, il estime que c�est un faux problème. « Si nous avons notre gouverneur, il peut même travailler sous un manguier en attendant qu�il se construise un bureau », a-t-il laissé entendre.

Entre-temps, le député Muyej Mangez Mans, élu de Lubumbashi, mène de son côté un plaidoyer pour une bonne application de la loi sur la libre administration des provinces. C�est cette loi qui prévoit le découpage du pays en 25 provinces plus la ville de Kinshasa. Elle a été promulguée il y a une semaine. Le deputé Muyej s'est entretenu à ce sujet avec le président de l�Assemblée provinciale du Katanga pour solliciter son adhésion dans cette démarche et éviter que des Katangais s'entredéchirent autour du découpage. Il demande que l'unité culturelle des Katangais soit préservée.

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POLITIQUE
Mouvement des populations à Lubumbashi : le MLC salue la décision de Denis Kalume

Le ministre de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume a annulé les arrêtés du maire de Lubumbashi réglementant les mouvements des populations dans cette ville. Le MLC , parti de l'opposition, salue la décision du ministre de l'Intérieur et dit attendre son application.

Denis Kalume Numbi a annulé ces arrêtés ce lundi. Datant du 21 mai dernier, ces arrêtés stipulaient que tout nouveau venu à Lubumbashi devait signaler sa présence à la commune pour recevoir une attestation de séjour. En cas de prolongation de son séjour dans la ville, l'intéressé ou sa famille d'accueil devait prouver qu'il disposait des moyens de survie conséquents. Pour le ministre de l'Intérieur, le maire de Lubumbashi, Floribert Kaseba, a outrepassé ses attributions.

Du côté de l'opposition, on se déclare satisfait de cette annulation : « J'apprends cette nouvelle par la presse en attendant de pouvoir accéder à l'arrêté lui-même. Deuxièmement, j'espère que cette information sera confirmée », a déclaré le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo, François Mwamba. « Si le ministre de l'Intérieur a pris cet arrêté, nous nous en félicitons, et nous attendons maintenant les mesures d'accompagnement, puisqu'il ne suffit pas de prendre des textes », a-t-il souligné. Pour François Mwamba, il reste donc que le ministre d'Etat, Denis Kalume, donne les moyens d'une application effective sur terrain de sa décision. « C'est en ce moment là que l'opposition applaudira », a-t-il dit. Auparavant, le président du groupe parlementaire de l'opposition a indiqué que sa famille politique a toujours dit qu'il y a dysfonctionnement dans le pays, c'est parce que le gouvernement ne fait pas son travail.

Une décision salvatrice, selon l'Asadho/Katanga

De son côté, l'Asadho/Katanga a aussi la salué la décision du ministre de l'Intérieur de casser les arrêtés du maire de Lubumbashi. « La décision du ministre de l'Intérieur est salvatrice et démontre la volonté affichée de pouvoir rester dans le respect de notre Constitution », a déclaré un responsable local de cette ONG de défense des droits de l'Homme. Pour ce dernier, il existe biens d'autres moyens qui peuvent permettre à l'autorité de gérer efficacement les mouvements des populations. Au nombre de ces moyens, l'Asadho propose l'informatisation de « nos administrations communales ». « L'Ashado n'est pas contre toute démarche visant à mieux gérer les populations. Elle est plutôt contre toute démarche qui va à l'encontre de la Constitution », a précisé la source.

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SECURITE
Lubumbashi : démantèlement d�un réseau de malfaiteurs

La police nationale de Lubumbashi a présenté mardi 7 malfaiteurs au vice-gouverneur de la province. Les services spéciaux de la police parlent de gangs à main armée spécialisés dans le vol des véhicules, de coupeurs des routes et également d�un violeur des mineures, rapporte radiookapi.net

Les 7 malfaiteurs sont répartis en 4 groupes différents. Le premier est constitué d�un lieutenant, d�un caporal et d�un civil. Ces bandits à main armée opèrent sur l�axe Likasi-Kolwezi-Mwadingiswa-Lwambo. La police affirme avoir récupéré 3 armes auprès d�eux. L�inspecteur provincial de la police du Katanga indique que ces bandits ravissent des véhicules et tuent.

Le deuxième groupe est aussi composé de spécialistes en vol des véhicules. Le colonel Jacques Ilunga précise que ce groupe, dirigé par un certain Fabrice Kayumba alias Borrel, n�hésite pas d�étrangler les conducteurs.

La troisième bande est constituée de voleurs des véhicules. Elle opère essentiellement à Lubumbashi. La police a aussi présenté un pasteur venu de Mbuji-Mayi. Ce dernier n�a pas d�église mais officie un culte d�un genre particulier dans sa maison, indique le colonel Jacques Ilunga. Cet homme qui se dit prophète affirme avoir comme mission de délivrer les enfants sorciers, notamment des filles de 8 à 12 ans qu�il viole.

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TOURISME
Lubumbashi : le gouvernement provincial veut relancer le tourisme

Le secteur touristique pourra constituer une solution à l�après cuivre pour la province du Katanga. C�est la vision du gouvernement provincial qui organise depuis lundi, à Lubumbashi, les états généraux du tourisme. Objectif de ces travaux: réfléchir sur les voies et moyens de promouvoir ce secteur afin de réduire la pauvreté, rapporte rdaiookapi.net

Pendant quatre jours, une centaine de participants venus des villes et territoires du Katanga vont plancher sur cet objectif. Au nombre de retombées immédiates attendues de la relance de l�industrie touristique, la ministre provinciale du Tourisme évoque les recettes en devises étrangères, au même titre que le secteur minier. Pour Thérèse Lukenge, le tourisme se présente même comme une solution après l�épuisement du cuivre dans la province du Katanga. Il faut donc, absolument mobiliser beaucoup d�investissements dans ce secteur, aussi bien publics que privés, préconise-t-elle.

La province compte plus de 106 sites touristiques. La plupart d�entre eux ne sont malheureusement pas exploités, a fait savoir la ministre katangaise du Tourisme. En plus, la province est dépourvue des hôtels et restaurants de grande capacité. De son côté, le chef de division du tourisme au Katanga parle de la création d�emplois et de la fin de l'exode rural si le secteur touristique est effectivement relancé dans sa province.

Au cours de la première journée, les chefs de services urbains du tourisme ont présenté quelques difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l�exercice de leurs tâches, notamment, l�abandon des sites touristiques par l�Etat congolais.

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SECURITE
Kongolo : arrestation de trois présumés contrefacteurs du dollar américain

Le coup de filet a été réalisé vendredi dernier par le service de renseignements militaires. Celui-ci affirme avoir surpris trois suspects, avec notamment, une somme de 2 500 USD en faux billets de 100. Les investigations se poursuivent, indique radiookapi.net

Selon l�officier de renseignements militaires, ces suspects sont, le chef de poste adjoint de l�ANR en charge de l�administration, le chef de bureau du même service ainsi qu�un civil dont l�identité n�a pas été révélée. Un quatrième suspect cité en instruction, en fuite, est un pasteur d�une église venu de Kinshasa et bien connu à Kongolo, souligne la même source. Les trois personnes arrêtées étaient surprises en pleine opération de contrefaçon dans la maison de l�une d�entre elles. Elles avaient sur elles, outre de faux billets du dollar américain, du matériel de contrefaçon et un colis de papiers noirs prêts à être nettoyés, d�une valeur de 100 000 USD. Il s�agit, souligne la source, d�un cas de flagrance. Tous ces suspects sont passés aux aveux. Le coup de filet a été rendu possible grâce à un flic du service de renseignements militaires infiltré dans la bande, a fait savoir la même source.

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SPORT
Caf-Ligue des Champions : Coton Sport bat Mazembe (1-0). But marqué en récupération (90+3)

Le Tout puissant Mazembe de Lubumbashi s'est incliné samedi au stade Roumde de Garoua devant le club local Coton Sport du Cameroun (0-1). But camerounais marqué dans les ultimes minutes de la partie (90+3). Match de la 1ere journée de la Ligue des Champions de la Caf, 12e édition.

Les Corbeaux de Lubumbashi ont pourtant tenu durant toute la partie. Les joueurs de Coton Sport n�ont pas désespéré face à un adversaire très tenace et à l�aise sur le terrain à l�extérieur. Mais le nigérian Kamilu va donner le sourire aux camerounais en inscrivant le but de la victoire à la 48�. Mazembe devra vite oublier ce match et préparer celui de la deuxième journée face aux nigérians de Enymba FC. Rencontre qui se jouera au stade de la Kenya de Lubumbashi le 2 août 2008. Les vainqueurs de la Ligue des Champions en 2003 et 2004 se sont inclinés vendredi à Khartoum face à Al Hilal (3-2). Les vainqueurs de la première journée à savoir Al Hilal et Coton Sport se retrouveront pour la première place du B.

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POLITIQUE
Après les enquêtes menées par le cabinet Berhe Dolbear: Kinshasa autorise neuf entreprises à reprendre l�exportation des concentrés de cobalt

La récente décision du gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, interdisant l�exportation de son territoire du cobalt non traité vient d�être levé depuis Kinshasa, siège du gouvernement central. Ce qui rejoint le scénario prédit lors de la décision de Lubumbashi. L�on savait déjà que la levée de cette mesure ne pouvait provenir que de Kinshasa, et ce, malgré la forte détermination du gouverneur Katumbi, à assainir le secteur minier de sa province où se retrouvent également associées des entreprises aux origines parfois douteuses.

Neuf entreprises minières, parmi lesquelles Boss Mining, Ruashi Mining et celles du groupe Forrest, viennent de recevoir l�autorisation de reprendre leurs exportations, au départ de Lubumbashi, des concentrés du cobalt. Ainsi, en a décidé Kinshasa, après la mesure prise, il y a quelques jours, par le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, interdisant la sortie de sa province du cobalt sous toutes ses formes.

Pour le directeur de cabinet du ministre des Mines, Alexis Mikandji, interrogé par Radio Okapi, ce sont les seules entreprises qui ont du matériel adapté pour traiter les minerais de cobalt : « Ce que nous voulions, c�est que les entreprises exportent véritablement des concentrés, et qu�ils aient le matériel requis pour produire les concentrés. Cette enquête a été faite. On a les résultats, c�est pour cela qu�on a pris cette décision. Il y a quelques entreprises qui ont obtenu l�autorisation d�exporter. A d�autres, on a demandé de faire de petites corrections, qui pourront l�être d�ici quelques jours. Et puis, elles vont aussi être autorisées à exporter ».

La décision de Kinshasa fait suite à une série d�enquêtes menées sur terrain par le cabinet Behre Dolbear, firme de renommée internationale spécialisée dans les opérations minières. Behre Dolbear est un des plus anciens cabinets de consultance minière dans le monde. Depuis 1911, le cabinet s�est spécialisé dans les études commerciales et les institutions financières multilatérales, les sociétés minières, les gouvernements et les organismes gouvernementaux, des cabinets d�avocats et d�autres parties ayant des intérêts dans l�industrie des minés. Behre Dolbear jouit donc d�une grande expérience dans le monde, couvrant tout le spectre des techniques opérationnelles et financières dans une large gamme de produits de base, y compris le support et les métaux précieux, le charbon, les minéraux industriels, le diamant et pierres précieuses, métaux ferreux ainsi que les matériaux de construction.

Il y a lieu de rappeler que la décision interdisant toute exportation du cobalt de la province du Katanga a suscité de grands remous sur le marché mondial, entraînant le cours du cobalt à la hausse. Cette réaction du marché mondial était bien prévisible au regard de l�importance que représente la RDC, du fait de la renaissance de son industrie minière, plus particulièrement celle du cuivre et du cobalt.

Actuellement, c�est l�Afrique qui détient l�essentiel des ressources en cobalt au niveau planétaire : la République démocratique du Congo concentre à elle seule la moitié des réserves connues. La Zambie en est le premier producteur au monde, mais le minerai peut être fondu et raffiné dans diverses zones du monde. Toutefois, le Cameroun serait en possession dans son sous-sol de ce qui semble être le plus grand gisement de cobalt au monde, dans la zone forestière de l�Est du pays. Ce gisement de grande importance devrait être mis en exploitation dans quelques années par le groupe américain Géovic. Le groupe UMICORE est leader mondial dans ce domaine.

Par Faustin Kuediasala

Le Potentiel

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POLITIQUE
Qui en veut à Moïse Katumbi Chapwe ? La question mérite d�être posée tant le rythme des attentats contre sa personne prend une tournure infernale. Le dernier attentat contre le gouverneur élu de la province du Katanga a été orchestré jeudi à Kashobwe, un village du district du Haut-Katanga. Précisons tout de suite que c�est le village natal de l�ancien président du T.P. Mazembe.

Selon des sources dignes de foi en provenance de Lubumbashi, un homme, non autrement identifié à ce jour, a été surpris jeudi 6 juin dernier aux abords de la piste d�atterrissage aménagé dans cette agglomération de Kashobwe. Il était embusqué derrière un bosquet devant une mitrailleuse Mag et ployait sous le poids d�une centaine de munitions de cette redoutable arme de guerre.

Comment l�assassin a-t-il pu se trouver là au moment où le gouverneur s�apprêtait à y atterrir ? Comment a-t-il pu transporter une telle arme et parvenir jusqu�à la piste d�atterrissage sans être inquiété ni interpellé ? Toutes ces questions trouveront leurs réponses à l�issue de l�instruction judiciaire ouverte par l�auditorat militaire de Lubumbashi à l�encontre du prévenu.

Pour les proches du gouverneur élu de la province du Katanga, il n�y a plus l�ombre d�aucun doute désormais. Moïse Katumbi Chapwe est en danger. Il est l�homme à abattre. De la part de qui ? Mystère.

Ce qui est vrai aujourd�hui c�est que le numéro un du Katanga l�a échappé belle grâce à la vigilance des agents commis à sa sécurité. Le projet macabre a été déjoué, le tueur à gages appréhendé et mis hors d�état de nuire.

Le bandit, apparemment un tueur à gages, a été présenté vendredi au gouvernorat du Katanga et au public avant d�être remis à l�auditorat militaire de Lubumbashi où une instruction judiciaire a été ouverte.

L�espoir de tous est de voir la vérité finir par éclater sur l�identité des commanditaires de ce commando de la mort. D�autant que ces derniers n�en sont pas à leur première tentative d�attenter à l�intégrité physique du gouverneur du Katanga. L�opinion se souvient encore du sabotage opéré, l�année dernière sur le jet privé de Moïse Katumbi Chapwe, en mission officielle dans la capitale.

Le suspense demeure sur cet obscur acte criminel qui avait inquiété tous les Congolais qui apprécient le cursus social, sportif et politique de cet homme d�affaires qui a brillé par son sens élevé de management. Qu�il a finalement mis au service de la gestion de la chose publique. Personne ne peut le lui contester sur le plan national et international.

A quoi riment tous ces actes, se demande-t-on au Katanga. Est-ce pour intimider Moïse Katumbi et le pousser à la démission ? Ne représente-t-il pas aujourd�hui l�espoir des Katangais qui n�avaient jamais su tirer meilleur parti de nombreuses richesses que regorge le sous-sol de leur province ? L�opinion katangaise, et congolaise de manière générale fait confiance à la justice de notre pays. Elle sera impatiente de connaître la vérité sur le bras qui a armé le bandit qui s�était infiltré à Kashobwe pour mettre fin aux jours du gouverneur élu du Katanga.

Par Willy Kabwe

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SOCIETE
La tension est perceptible entre les communautés kasaïenne et katangaise dans le territoire de Sandoa, district du Lualaba. A l�origine, une rumeur faisant état de la présence de nombreux trafiquants kasaïens dans ce territoire, qui se livreraient au trafic des organes humains. Six Kasaïens ont déjà été arrêtés par la population et livrés aux autorités locales.

Nawej Wa Ngomb, l�administrateur du territoire adjoint chargé des questions économico-financières indique que les Kasaïens arrêtés seront transférés au chef-lieu du district, puisqu�à son niveau il n�a trouvé aucune preuve de ces accusations. Nawej Wa Ngomb ajoute que des dispositions sont prises également pour sécuriser les autres trafiquants kasaïens présents sur le territoire de Sandoa : « Il faut vous dire qu'au niveau du chef lieu, la sécurité est assurée. Au niveau du poste de Tshimbalanga et Kafuakumba où nous avons été, il n'y a pas de problème, nous avons demandé aux Kasaïens de vaquer à leurs occupations mais d'être prudents. Pour ce qui est des amis kasaïens qui sont dans les biefs poissonneux partout à l'intérieur, nous avons demandé aux chefs coutumiers de prendre des mesures spéciales de sécurisation. Je crois qu'on est en train déjà de mettre en place ces mesures là parce que ce matin, nous avons reçu le rapport. Tout ce que je dois vous dire est que nos frères Kasaïens qui veulent venir ici doivent venir. Il n'y a pas de problème, nous avons maîtrisé la population. Tous les faux bruits qui sont partis vers le Kasaï, je les démens. Il n'y a aucun Kasaïen qui est inquiété ici. Evidemment, il y a eu un mal entendu, un faux bruit au niveau de la population mais nous faisons tout pour garantir à nos frères la sécurité »

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SPORT
Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés hier au stade de la Kenya à l�issue du match qui a opposé le Saint Eloi Lupopo à Maniema Union. Ce match entrait dans le cadre de la quatrieme journée de la 13e édition de la Ligue nationale de football, rapporte radiookapi.net

Certains supporters mécontents des résultats sont rentrés nuitamment au stade. Ils ont commencé à saccager et à piller certains bureaux, emportant ordinateurs, imprimantes et argent. En outre, ils ont réussi à enlever certains portails et jeter les les poubelles sur la pelouse en l�endommageant. Pierrot Yav Tshikumba, administrateur gestionnaire du stade, demande aux autorités de placer un poste de la police au stade de la Kenya pour prévenir des tels actes. Pour rappel, il y a plus d�un mois , les mêmes installations du stade de la Kenya étaient sacagées par certains fanatiques de Tout Puissant Mazembe.

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DEVELOPPEMENT
Moïse Katumbi appelle les Katangais à financer le développement de leurs districts respectifs

Quatre comptes bancaires viennent d�être ouverts par le gouvernement provincial du Katanga à l�attention des ressortissants des quatre districts de la province du cuivre. C�est une initiative du gouverneur Moïse Katumbi Chapwe. Cette action poursuit comme objectif de permettre à tous les Katangais vivant au pays et à l�étranger d�apporter leurs contributions financières à la reconstruction de leurs districts respectifs d�une part, et d�autre part, à l�exécution des cinq chantiers de la République. Prêchant par l�exemple, il a déboursé 400.000 Usd, à raison de 50.000 Usd au bénéfice du compte de chaque district du Katanga.

Il est un temps pour parler, former des projets ; il est un temps pour passer à l�acte et concrétiser ses projets. C�est le sens à donner à la nouvelle trouvaille du gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe pour qui le temps des discours est révolu. Il en appelle à la synergie des énergies de toutes les filles et de tous les fils du Katanga pour la reconstruction de leur alma mater. Il estime que le moment est arrivé où chaque Katangais doit montrer qu�il aime sa terre natale et qu�il est disposé à contribuer à son développement. Cela en mettant la main à la pâte, mieux en mettant la main à la poche.

« C�est une responsabilité morale, sociale et citoyenne », fait savoir un des proches de l�ancien président du T.P. Mazembe de Lubumbashi. Et d�ajouter : « Si les ressources humaines existent, il faut disponibiliser aussi des moyens financiers et matériels. Voilà le sens de l�initiative du gouverneur Moïse Katumbi qui met à l�épreuve l�amour de l